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Commentaire de Annie JOUAN,

Présidente de SOS Fonctionnaire victime,

Capitaine retraitée de la Police nationale

www-sos-fonctionnaire-victime.com

 

LE PARIA De la lumière à l’enfer

par Christophe BELLAN avec la collaboration de Christian PROUST

Présentation de l’ouvrage par Annie JOUAN :
J’ai lu « le PARIA » et j’en ai encore la chair de poule : la force de ce premier chapitre, récit de cette intervention de novembre 2002 qui vire sur les lieux au cauchemar et qui va précipiter un gendarme simplement courageux dans un drame personnel qu’il va nous raconter quasi au jour le jour. Comment l’enfant espiègle devient gendarme après avoir été petit mitron, la naissance d’une vocation, le goût de l’engagement physique, du risque un peu , des contacts humains surtout.

Il n’a fait que son travail, efficace et consciencieux là où d’autres se sont défilés certains par peur et inexpérience, d’autres par lâcheté, et il aurait pu y laisser la vie . Dans un sens c’est ce qui s’est passé : il y a perdu gros car on ne pardonne pas au survivant témoin d’une débandade devant le danger, de l’incompétence de la hiérarchie.
Rien ne lui sera épargné et il nous raconte comment une hiérarchie défaillante et coupable couvre ses carences, excuse les incapables et broie l’individu qui lui révèle ses négligences, souligne l’incompétence des chefs, les dangers auxquels sont exposés de ce fait les personnels aux ordres.

Christophe BELLAN, homme d’honneur, émérite, souffre encore d’avoir été trahi par les siens, précipité dans l’irrationnel, aux confins de la folie alors que servir le Droit et le Bien Public, et donc ses semblables, a toujours été son souci et son crédo.
Son combat pour que Justice lui soit enfin rendue n’est pas terminé. Il ne lâchera rien et nous ne pouvons que l’approuver et le soutenir.
Je suis heureuse de vous connaitre ainsi Monsieur BELLAN et de recommander votre livre qui fait réfléchir à propos des forces de l’ordre, de leur fonctionnement, des exigences que nous citoyens devons imposer à ceux et celles chargés de faire appliquer la loi et qui devraient commencer à la respecter et traiter dignement l’être humain, à commencer dans leurs rangs.

P/S A cet égard j’invite les curieux à étudier le nouveau code de déontologie proposé par le Ministère de l’Intérieur….

 

 Commentaire de Jacques BESSY, Président de l'Adefdromil

Saint-Cyrien, ancien commandant du GIGN, Colonel retraité de la gendarmerie, ancien avocat au barreau de NANTERRE

 (Association de défense des droits des militaires) - www.adefdromil.com

 

 

L’Adefdromil a lu : «LE PARIA – De la lumière à l’enfer» de Christophe Bellan

 

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Voici un ouvrage intéressant à plus d’un titre.

 

Christophe Bellan, gendarme en retraite s’est fait aider par un biographe, Christian Proust, pour relater son combat afin de faire reconnaître la responsabilité de l’Etat dans le syndrome de stress post-traumatique, dont il souffre encore, à la suite d’une intervention, lors de laquelle il aurait pu perdre la vie. La lecture de l’ouvrage est donc agréable.

 

Son histoire est un peu un cas d’école dans lequel on retrouve tous les ingrédients bien connus des drames humains, dont sont victimes les militaires de la gendarmerie : couardise des chefs, volonté de travestir une réalité dérangeante, ignorance volontaire de la souffrance d’autrui, mise à l’écart, anomalies administratives dans le traitement d’une demande de pension, etc…

 

Christophe Bellan s’en est sorti grâce à son entêtement, sa persévérance, et aussi grâce à quelques médecins honnêtes, et à des juges clairvoyants.

 

En 2002, Christophe Bellan, 41 ans est un gendarme « normal ». Il a un niveau d’études secondaires. Il a effectué son service national dans les paras. Il est bien noté, et n’a pas la qualification d’officier de police judiciaire. Il sert au groupe de commandement de la compagnie de gendarmerie de Parthenay dans les Deux Sèvres, à la fois responsable « Logistique » et chauffeur du commandant de compagnie.

 

Tout commence le samedi 16 novembre dans la soirée. Il est de permanence et conduit l’officier adjoint, un lieutenant, sur une intervention extrêmement sensible. Un forcené, qui a tué deux personnes – on en aura la confirmation plus tard- s’est retranché dans une grande maison d’un village et y a mis le feu.

 

Quelques instants après l’arrivée sur les lieux, Christophe Bellan entend une fusillade située dans la cour de la maison et, réflexe d’ancien para, il fonce malgré la fumée. Il constate alors qu’un homme, le forcené, git sur le sol manifestement touché de plusieurs projectiles. Les trois gendarmes présents, dont un est manifestement ivre, s’apprêtent à tirer de nouveau sur lui. Christophe Bellan, sans arme, saute sur le forcené pour le maîtriser et lui éviter de se faire tirer dessus. Ses trois camarades se retirent et il va rester seul avec le forcené, qui se débat, pendant de longues minutes, jusqu’à ce que la maison explose et qu’un médecin arrive
sur les lieux. La vie du forcené est sauvée et il sera condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en juin 2005. Un peu plus tard, c’est Christophe Bellan, qui désarme son camarade du PSIG, qui a tiré huit fois sur le forcené armé d’un couteau, et qui remet l’arme pour saisie au directeur d’enquête.

 

L’intervention de Christophe Bellan n’a pas été appréciée. Il n’en recevra donc aucune reconnaissance. Bien au contraire, on le regarde de travers. Si le forcené était mort, il n’y aurait ni enquête, ni procès. Il raconte le briefing du capitaine pour que la même version soit  servie aux enquêteurs de la section de recherches. En termes juridiques, cela est susceptible de s’appeler une subornation de témoins. Christophe Bellan va ruminer pendant de longs mois ce qu’il a vu, entendu. Il va souffrir des tentatives de culpabilisation des uns et des autres : « t’avais qu’à le laisser crever ».

 

Christophe Bellan a indéniablement beaucoup de mérites, mais il a eu grandement tort de taire sa vérité pour « protéger la gendarmerie ». Il va le regretter. C’est donc logiquement et humainement qu’il il va « péter un plomb » en septembre 2003. C’est ce qu’on appelle une décompensation post-traumatique.

 

Ensuite, il raconte avec sincérité ses hospitalisations, ses démarches pour que l’imputabilité au service de son préjudice soit reconnue, sa mise à l’écart, les pressions, les dysfonctionnements, etc…jusqu’à la décision définitive.

 

Christophe Bellan a quitté l’uniforme et profite de sa retraite depuis fin 2011. Il a obtenu gain de cause pour sa pension d’invalidité. Il a poursuivi sa thérapie par l’écriture de ce livre indispensable pour comprendre comment tout peut basculer du jour au lendemain.

 

La lecture du Paria ne peut laisser indifférent. Elle pose même beaucoup de questions sur le commandement, l’organisation, la fragilité humaine face à la violence, la souffrance au travail. On espère que la gendarmerie tirera des leçons de l’ouvrage de Christophe Bellan et que sur le plan individuel, les militaires engagés dans des opérations comprendront qu’ils ne doivent compter que sur eux-mêmes et sur les ressources du droit pour se sortir de situations délicates ou difficiles.

 

L’Adefdromil est également prête à les y aider.

 

Jacques Bessy

 

 

Le paria- De la lumière à l’enfer. Un livre à commander chez :
Christophe Bellan Livres -  BP 70024 - 79201 PARTHENAY Cedex

www.christophe-bellan-livres.fr



UN CURISTE AUTEUR

Un jour tout bascule… des mots que pourraient prononcer de nombreux curistes. L’histoire de Christophe BELLAN pourrait servir de scénario pour un film d’horreur. En novembre 2002, alors qu’il ne pense que bien faire son travail, alors qu’il risque sa vie plusieurs fois ce soir-là, sa hiérarchie ne va cesser de lui reprocher d’avoir sauvé une vie… ou plusieurs. A partir de ce jour-là, outre le choc du « fait divers » ( !) qu’il doit digérer, Christophe BELLAN deviendra le gendarme à neutraliser.
De consultations médicales en expertises, d’hôpitaux psychiatriques en cliniques… les années de galère se succèdent. Le bout du tunnel est apparu après quelques cures thermales et sa retraite.
Aujourd’hui, un livre retrace ce voyage en enfer. Si vous pensez lire un récit agressif, un plaidoyer contre une hiérarchie ou des propos revanchards, n’ouvrez pas ce livre, ce n’est pas cela. Mais si vous êtes prêt à lire une histoire humaine, faite d’émotions, de bon sens et de vraie vie, alors vite, lisez ce bouquin.

« Le paria – De la lumière à l’enfer »
Facebook : Christophe bellanlivres